Article / 4 min. de lecture - mise en ligne le 20/10/2021
Pitch commercial : capter l’attention et convaincre en 30 sec
Un bon pitch ne parle pas de vous : il parle de la valeur que vous créez pour votre interlocuteur.
Qu’est-ce qu’un pitch commercial ?
Un pitch commercial est une présentation courte, claire et orientée valeur, conçue pour capter l’attention et ouvrir la discussion. Il ne vise pas à vendre immédiatement, mais à susciter suffisamment d’intérêt pour aller plus loin.
Contrairement à un argumentaire de vente, le pitch ne détaille ni les fonctionnalités ni les conditions. Il pose le cadre, met en lumière un problème clé et montre que vous avez une réponse crédible.
L’elevator pitch en est la forme la plus connue : convaincre en 30 secondes maximum. Le temps d’un trajet en ascenseur suffit pour faire comprendre ce que vous faites, pour qui et pourquoi cela compte.
Pourquoi un bon pitch est essentiel pour vendre
Un levier clé pour capter l’attention
Un pitch efficace capte l’attention dès les premières secondes et crée un lien émotionnel avec votre interlocuteur. Il montre que vous comprenez sa réalité, ses enjeux et ses frustrations.
L’objectif n’est pas d’impressionner, mais de susciter l’intérêt. Si l’interlocuteur se reconnaît dans ce que vous dites, il aura naturellement envie d’en savoir plus.
Un outil de prospection et de closing
Le pitch est un levier puissant en prospection : il permet de se différencier rapidement dans un contexte saturé de sollicitations, notamment en B2B.
C’est aussi un outil de closing. En fin de cycle de vente, un bon pitch rappelle la valeur, la différence et les bénéfices, aidant le prospect à prendre sa décision.
“Tips”
Les prospects décident s’ils vous écoutent ou non dans les 7 premières secondes.
C’est pourquoi la clarté et le ton de votre pitch comptent autant que son contenu.
La structure d’un pitch commercial efficace
Un pitch performant repose sur un canevas simple et universel.
Il commence par un constat de départ : une situation concrète ou un problème réel rencontré par votre cible.
Il enchaîne avec une proposition de valeur claire, centrée sur ce que vous apportez concrètement.
Vient ensuite l’USP, ce qui vous rend unique face aux alternatives existantes.
Les bénéfices doivent être exprimés en gains mesurables : temps gagné, performance améliorée, productivité accrue.
Le retour sur investissement renforce la crédibilité avec des chiffres, résultats ou cas clients.
Enfin, la preuve sociale rassure : témoignages, références, logos ou expériences concrètes.
Tout n’a pas besoin d’être dit à chaque fois, mais chaque élément doit être maîtrisé.
Adapter et maîtriser son pitch selon le contexte
Chaque situation commerciale impose une adaptation. Le bon pitch dépend du bon moment, du bon format et du bon interlocuteur.
Un pitch réussi n’est jamais récité mécaniquement. Il s’ajuste au canal de contact, au temps disponible et au niveau de maturité du prospect.
Les trois formats de pitch à connaître
Le pitch oral repose sur la connexion humaine. La voix, la gestuelle et le rythme sont déterminants. L’objectif est d’inspirer confiance immédiatement.
Le pitch écrit (email, LinkedIn, message direct) doit capter l’attention par la personnalisation. Mentionner un élément concret comme une actualité, une problématique ou une donnée chiffrée prouve que le message n’est pas automatisé.
Le pitch vidéo est le format le plus engageant. Les cinq premières secondes sont décisives. Le ton, l’émotion et le regard caméra créent l’impact.
“Quick Win”
Testez votre pitch sur trois profils différents : un collègue, un client et un inconnu.
Ce qu’ils retiennent après 30 secondes correspond à votre vraie proposition de valeur.
Le pitch express : 30 secondes pour convaincre
Que ce soit par téléphone, sur un salon ou lors d’une rencontre imprévue, votre pitch doit tenir en 30 secondes maximum.
L’objectif est de faire comprendre en une phrase ce que vous apportez et pourquoi cela compte.
Par téléphone, allez droit au but : valeur, différence et bénéfice.
En salon, adaptez-vous au contexte : l’objectif n’est pas de vendre, mais d’ouvrir la conversation.
“Tips”
Si vous ne pouvez pas dire votre pitch sans respirer deux fois, il est trop long.
Simplifiez-le jusqu’à pouvoir le réciter naturellement, sans effort.
Le “Why” : le secret des pitchs qui marquent
La leçon de Simon Sinek
Le “quoi” correspond au produit ou au service.
Le “pourquoi” représente la motivation profonde et la raison émotionnelle.Les pitchs mémorables commencent par le “pourquoi”. Ils parlent d’intention avant de parler de solution.
Exemple concret : du “quoi” au “pourquoi”
Traduire le “pourquoi” en langage commercial consiste à transformer une description produit en valeur émotionnelle.
On ne vend pas un outil, on vend un changement : gain de temps, sérénité, performance, confiance.
Exemples concrets de bons pitchs commerciaux
Pitch B2B
Un pitch B2B efficace est orienté problème métier, résultats et impact mesurable.
Pitch start-up / investisseur
Le pitch met en avant la vision, le marché, la traction et le potentiel de croissance.
Pitch indépendant /consultant / freelance
Le pitch se concentre sur un problème précis, une spécialisation claire et un impact concret.
“Common Mistake”
❌ Trop parler du produit
❌ Être trop technique
❌ Oublier le “pourquoi”
❌ Ne pas finir sur un call-to-action clair
Les pitchs qui échouent sont centrés sur la marque, pas sur le prospect.
La question à se poser reste toujours : « Qu’est-ce que ça change pour lui ? »
Du pitch au closing : le pouvoir de la donnée
Le pitch commercial crée une première impression et ouvre la porte à la discussion.
Les données réelles transforment ensuite le discours en décision.
Un bon pitch attire l’attention.
Les chiffres, preuves et résultats concrets déclenchent le passage à l’action.