Tandis que leur volume ne cesse de grandir au sein des entreprises, quelles solutions sont mises en œuvre par les spécialistes en charge des données ? Quel est leur niveau d’usage de l’IA dans cette gestion complexe ? Quelles sont leurs attentes et les freins qu’ils rencontrent ?

Golem.ai, startup spécialisée en Intelligence Artificielle linguistique au service des métiers, a mené une enquête auprès de 102 responsables français (CDO, CIO et Data Analysts) avec le cabinet Spoking Polls. Plus d’un CDO sur deux ne dispose pas des capacités techniques pour exploiter des données non structurées. Constat : Plus d’un CDO sur deux ne dispose pas des capacités techniques pour exploiter des données non structurées.

Le rôle clé du CDO

Au sein des entreprises, 92% des CDO (Chief Data Officer) sont en charge de la gestion des données, tandis qu’elle est confiée à 66% à des CIO (Chief Information Officer).

Quelle que soit leur fonction, leur autonomie budgétaire pour déployer des projets d’IA est limitée. Seuls 3% d’entre eux sont libres et disposent d’un budget dédié à l’IA. 68% sont soumis à l’approbation d’un processus budgétaire annuel et 30% passent par le processus des achats.

La motivation première des CDO/CIO à la mise en œuvre de l’IA est de gagner en productivité sur des tâches précises pour 45%. Vient ensuite l’automatisation des process à 26%.

Selon eux, les équipes métiers doivent retirer 3 principaux bénéfices de l’usage de l’IA dans le traitement des données : des pistes de réflexion pour innover à 68%, des gains de productivité à 65%, un outil d’analyse pour optimiser les process à 48%.

À l’inverse, pour 48% des répondants, le principal frein à l’adoption d’une solution d’IA est son coût.

La problématique des données non structurées

S’il est en charge de la gestion des données, le CDO/CIO fait face à une réelle problématique de traitement des données non structurées*.

54% d’entre eux déclarent qu’il leur est techniquement impossible d’exploiter ce type de données. Seuls 25% utilisent l’IA pour le faire et, plus étonnant, 21% jugent les données non structurées hors de leur périmètre.

Les origines de ce déficit technique sont multiples. Pour 38% des répondants, évaluer le potentiel et la pertinence des données non structurées est le premier obstacle. Viennent ensuite la validation de la qualité de ces données (27%) puis la capacité à mieux les identifier (25%).

Si le CDO est indiscutablement la personne en charge des données dans l’entreprise, l’enquête nous enseigne que seuls 25% utilisent l’IA pour traiter les données non structurées. Elle nous révèle aussi que la valeur ajoutée apportée aux métiers grâce au traitement des données via l'IA est distincte selon les CDO et le CIO. Les CDO pensent productivité en premier, là où les CIO pensent innovation.

Jean-Denis Garo, Head of marketing Golem.ai

Source : CP Golem.ai

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